Vignette 3 : ruines

Vignette 3 : ruines
Falluja. Les quelque 300.000 habitants de la ville ont été chassés de leurs maisons par le siège américain. Un rapport publié plut tôt cette année par L'Agence des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) explique que si 85.000 d'entre eux étaient retournés, traversant des checkpoints militaires américains, aussi peu que 3.000 étaient restés dans la ville pour la nuit. La très grande majorité a trouvé leurs maisons en ruines et une ville où il n'y avait ni électricité, ni eau, ni hôpitaux. Selon un résumé du rapport de l'UNHCR sur Fallujah, «40 % des édifices ont été complètement détruits, 20 % ont subi des dommages majeurs et 40 % des dommages sérieux».

Le mot Fallujah va passer à l'histoire aux côtés de Guernica, My Lai ou Jenine.

# Posté le mercredi 16 novembre 2005 07:39

Vignette 4 : La violence dans la rue

Vignette 4 : La violence dans la rue
Les femmes et les jeunes filles vivent dans la crainte de violences. Le manque de sécurité a contraint de nombreuses femmes à se retirer de l'espace public et représente un obstacle majeur à la promotion de leurs droits. Depuis la guerre de 2003, des membres de groupes armés ont tué plusieurs d'entre elles, personnalités politiques et militantes des droits des femmes. Les femmes et les jeunes filles sont prises pour cible en raison de leur sexe et endurent des souffrances disproportionnées qu'elles ont endurées durant plusieurs décennies de répression gouvernementale et de conflit armé.

Asma (le nom a été modifié), jeune ingénieure,a été enlevée à Bagdad au mois de mai 2003. Asma faisait des courses avec sa mère, sa s½ur ainsi qu'un parent de sexe masculin quand six hommes en armes l'ont forcée à monter dans une voiture et emmenée dans une ferme située en dehors de la ville. Elle y aurait été violée à plusieurs reprises et aurait été abandonnée près de chez elle le lendemain.
Rapport Amnesty International, février 2005

"dans la photo:Ahlam abd al-Zahra Idriss, 18 ans, a dû être amputée des deux pieds après que sa maison eut été bombardée le 21 avril 2003. " AI

# Posté le mercredi 16 novembre 2005 07:34

Vignette 5 : La lutte pour la survie: une violence au quotidien

Vignette 5 : La lutte pour la survie: une violence au quotidien
Droit à l'alimentation
Après 13 ans de bombardements et de sanctions et la 2ème guerre contre l'Irak, se nourrir est un combat de tous les jours. Saccage de l'agriculture, destruction des usines de traitement des eaux, difficultés de transport, coupures d'eau et électricité, augmentation des prix, les femmes et les enfants sont les plus affectés par les problèmes de malnutrition chronique.

Droit au travail
Aujourd'hui la plupart des femmes sont au chômage. Le secteur public, qui employait 40% de femmes, a été pratiquement démantelé. Se nourrir et nourrir sa famille est un véritable parcours du combattant
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 16 novembre 2005 07:32

Vignette 6 :La lutte pour la survie: une violence au quotidien

Vignette 6 :La lutte pour la survie: une violence au quotidien
Les sanctions imposées à l'Irak, puis les bombardements ont pratiquement anéanti le système public de santé
Depuis le début de l'occupation, les cas d'invalidité, maladies infectieuses, mortalité maternelle et infantile, malnutrition, avortements, malformations natales, perturbations mentales, ont augmenté de façon alarmante.
La contamination de l'eau provoque des épidémies de choléra, des infections intestinales et des calculs rénaux.
La pauvreté et la dissolution des normes sociales ont contribué l'augmentation de la prostitution, avec son cortège de maladies sexuellement transmissibles, avortements clandestins et violences sexuelles qui menacent la santé des femmes.
Le système de Sécurité sociale a été démantelé
D'après Yifat- Susskind. In : Iraq, diario de la resistencia, Barcelona, Icaria, 2005
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 16 novembre 2005 07:30

Vignette 7 : Etre Fillete en Irak

Vignette 7 : Etre Fillete en Irak
Au lieu d'être sur les bancs de l'école, les fillettes se terrent à la maison car les rues ne sont pas sûres.
Mais elles sont parfois obligées de faire la queue pour quelques litres d'eau ou une gamelle de nourriture , la peur au ventre, ou de fuir, avec leur famille, pour tenter de gagner une région plus
« vivable ».

# Posté le mercredi 16 novembre 2005 07:27